Coups de cœur du rayon Rayons

Merciful Crows Tome 1

par Margaret Owen

Résumé :
Le premier volet d’une série prometteuse. L’alliance improbable entre la cheffe d’un clan de parias et un prince rebelle, unis contre une reine impitoyable ! Fie fait partie des Corbeaux, la dernière des castes de Sabor. Les intouchables. Avec son clan, elle écume les routes, prenant en charge les pestiférés pour les brûler. En tant que sorcière, elle dirigera un jour son clan et sera responsable de la survie des siens.
Son destin semble tout tracé. Jusqu’au jour où, lors d’une mission, elle aide le prince de Sabor à s’évader du palais pour le soustraire à une énième tentative d’assassinat. Fie négocie alors avec lui un pacte sacré : si elle conduit le prince en lieu sûr, il promet, une fois roi, de protéger les Corbeaux. Mais il faudra pour cela déjouer bien des pièges et des trahisons…

Coup de cœur :
Vous aimez la magie ?
Vous aimez les héroïnes fortes et indépendantes ?
Vous aimez les livres impossible à lâcher ?
Alors Merciful crows est fait pour vous. L’aventure vous tend les bras, rejoindrez-vous les corbeaux ?

La neuvième maison

par Leigh Bardugo

Résumé :
L’incursion envoûtante de Leigh Bardugo dans le fantastique adulte. Une histoire de pouvoir, de privilèges, de magie noire et de meurtre au coeur des sociétés secrètes de l’université Yale. Alex « Galaxy » Stern a vécu une adolescence chaotique. Elevée à Los Angeles par une mère hippie, elle a abandonné l’école très jeune pour se retrouver dans un monde sombre, violent et sans avenir. A 20 ans, elle est la seule survivante d’un horrible massacre inexpliqué, et c’est sur son lit d’hôpital qu’elle se voit offrir une seconde chance : rejoindre la prestigieuse université Yale en intégrant la maison Léthé.
Cette entité, appelée La Neuvième Maison, surveille les huit sociétés secrètes de Yale ; ces dernières forment les futurs décideurs ainsi que les personnes influentes et pratiquent la magie sous différentes formes, bien souvent sinistres et dangereuses. Alex a été choisie, car elle possède un pouvoir rare et mystérieux : elle peut voir les fantômes. Alors que son mentor a disparu, elle va devoir enquêter sur le meurtre d’une jeune fille.
Ce qu’elle va découvrir va bien au-delà de l’horreur… Elu meilleur roman fantastique aux Goodreads Choice Awards 2019, devant Erin Morgenstern, George R. R. Martin et Samantha Shannon. (Prix attribué tous les ans par les lecteurs).

Coup de cœur :
Magie noire, sociétés secrètes et meurtres composent ce thriller fantasy haletant. Leigh Bardugo nous plonge au cœur d’une ville hantée par des esprits et de sombres secrets.
Bienvenu à Yale ! Mais prenez garde… Vous risquez de ne pas en revenir.

La République du bonheur

par Ito Ogawa

Résumé :
La vie est douce à Kamakura. Amis et clients se pressent dans la petite papeterie où Hatoko exerce ses talents d’écrivain public. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau. Hatoko s’est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa petite fille, les joies d’être mère au sein de leur famille recomposée : elle enseigne à l’enfant l’art de la calligraphie comme le faisait sa grand-mère et partage avec elle ses recettes des boulettes à l’armoise ou du thé vert fait maison.
Mais si Hatoko excelle dans l’art difficile d’écrire pour les autres, le moment viendra pour elle d’écrire ce qui brille au fond de son coeur. Après La Papeterie Tsubaki se dévoile une fois de plus tout le talent d’Ogawa Ito pour nous révéler les sources invisibles du bonheur.

Coup de cœur :
Hymne à l’amour, à la famille et aux traditions, La République du bonheur est un écrin de douceur conjuguant moments de vie et personnages haut en couleurs. Ogawa Ito dépeint avec brio l’extrême pudeur des japonais face à leurs émotions. Un roman criant de justesse et de poésie.

Buveurs de vent

par Franck Bouysse

Résumé :
Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et sœur, soudés par un indéfectible lien. Marc d’abord, qui ne cesse de lire en cachette. Matthieu, qui entend penser les arbres. Puis Mabel, à la beauté sauvage. Et Luc, l’enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d’être un jour l’un des leurs.
Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale, des carrières et du barrage, Joyce le tyran.

Coup de cœur :
Franck Bouysse a un talent fou et nous le prouve une nouvelle fois avec ce conte noir et cruel, histoire de lutte, de révolte et d’insoumission.
Un village pris sous le joug d’un ogre au cœur d’une vallée d’eau et de verdure et quatre enfants, 3 frères et une sœur, pour lesquels nous tremblerons jusqu’à la dernière page. Quatre personnages sublimes qui illuminent ce texte sombre et magnifique.

Une rose seule

par Muriel Barbery

Résumé :
Rose arrive au Japon pour la première fois car son père, qu’elle n’a jamais connu, est mort en laissant une lettre à son intention. Accueillie à Kyoto, elle est conduite dans la demeure de celui qui fut, lui dit-on, un marchand d’art contemporain. Et dans cette proximité soudaine avec un passé confisqué, la jeune femme ressent tout d’abord amertume et colère.
Mais Kyoto l’apprivoise et, chaque jour, guidée par Paul, l’assistant de son père, elle est invitée à découvrir une étrange cartographie, un itinéraire imaginé par le défunt, semé de temples et de jardins, d’émotions et de rencontres qui vont l’amener aux confins d’elle-même. Ce livre est celui de la métamorphose d’une femme placée au cœur du paysage des origines, dans un voyage qui l’emporte jusqu’à cet endroit unique où se produisent parfois les véritables histoires d’amour.

Coup de cœur :
Sur un chemin de fleurs et de pierre, un roman initiatique sur la découverte des origines. Muriel Barbery nous conte le cheminement d’une femme de la mélancolie à la lumière. Un texte court et subtil, d’une délicatesse infinie, tout en ellipses et en silences, souligné d’une écriture riche et délicieuse.

Liv Maria

par Julia Kerninon

Résumé :
Son nom est Liv Maria Christensen. Elle fut l’enfant solitaire, la jeune fille fiévreuse, l’amoureuse du professeur d’été, l’orpheline et l’héritière, l’aventurière aux poignets d’or. Maintenant la voici mère et madone, installée dans une vie d’épouse. Mais comment se tenir là, avec le souvenir de toutes ces vies d’avant ? Faut-il mentir pour rester libre ? Julia Kerninon brosse le portrait éblouissant d’une femme marquée à vif par un secret inavouable. Et explore avec une grande justesse les détours de l’intime, les jeux de l’apparence et de la vérité.

Coup de cœur :
Un portrait de femme intime et délicat ; une ode à la liberté et à l’insoumission ; un personnage puissant et dramatique hanté par des secrets inavoués, qui prend vie sous la plume claire et subtile d’une autrice de talent.

Rien pour demain

par Bruno Remaury

Résumé :
Rien pour demain, rien pour hier, tout pour aujourd’hui disaient les dadaïstes, devise qui est à l’image même de notre rapport moderne au temps, celui que la culture a édifié au long des bouleversements du monde, guerres, révolutions industrielles et sociales, découvertes et inventions. Ce texte, qui mêle fiction et faits réels, dessine en la suggérant l’évolution de la manière dont nous pensons le cours des choses au travers de récits articulés les uns aux autres, où se croisent l’astronome John Herschel, une vendeuse de nouveautés, une grève chez Renault, un poète mort dans les tranchées, le Capitaine Crochet, une New-yorkaise des années 50, la dernière Impératrice de Chine, l’histoire de la photographie, Marinetti ou Claude Monet.
Un parcours qui va des cycles toujours recommencés du monde, giration des astres, ronde de la vie humaine, à une vision unidirectionnelle dont l’accélération constante nous a mené au visage du temps que nous connaissons aujourd’hui, celui d’un jour permanent de l’événement et d’une suprématie inédite de l’instant.

Coup de cœur :
Roman, essai, chronique, récit, fragments et chœurs de vies réelles et fictives, qui forment un texte riche et généreux, à la phrase ciselée et au rythme parfait.
Après « Le monde horizontal », son premier roman (lisez le aussi, croyez moi sur parole), Bruno Remaury persiste et s’obstine à être brillant, génial et incroyablement talentueux.
Ouvrez, lisez, découvrez la merveille et voyez comme c’est beau !
Un vrai travail d’orfèvre !

Un jour ce sera vide

par Hugo Lindenberg

Résumé :
C’est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l’enfance où tout se vit intensément, où l’on ne sait pas très bien qui l’on est, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d’une guerre qu’il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d’autant plus forte qu’elle se fonde sur un déséquilibre : Baptiste a des parents parfaits, habite dans une maison parfaite.
Sa famille est l’image d’un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d’une grand-mère à l’accent prononcé, et d’une tante « monstrueuse », notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d’appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ? Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu’on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. Hugo Lindenberg y explore les sentiments, bons comme mauvais, qui traversent toute famille, et le poids des traumatismes de l’Histoire.

Coup de cœur :
L’été, la plage, l’intensité de l’enfance, sous une plume d’une délicatesse et d’une justesse rare.
Un très beau premier roman sensible, organique et singulier.

Premières neiges sur Pondichéry

par Hubert Haddad

Hubert Haddad nous conte le périple en Inde d’un musicien Juif de Jérusalem. Un texte érudit, dans une langue somptueuse, pour une balade inoubliable et surprenante.

L’ourse qui danse

par Simonetta Greggio

Autrefois, le monde des Inuits ne connaissait pas de confins. Danois. Groenlandais et Canadiens étaient liés par leurs dialectes, leurs croyances, leurs coutumes en harmonie avec la nature environnante. Mais lorsque les « hommes blancs » sont arrivés, les intérêts des grandes puissances ont prévalu, de nouvelles frontières ont été dessinées, et les familles ont été séparées. Parmi eux, un enfant grandit en « Occident », loin de ses parents déportés.
Lorsque, devenu adulte, il retourne sur ses terres natales pour retrouver ses sœurs, il éprouve le besoin de renouer avec les pratiques ancestrales. La chasse rituelle qu’il entreprend va revêtir une dimension initiatique dès lors qu’il se trouve confronté à une ourse. Le cours des choses s’inverse : c’est l’animal qui aura le pouvoir de le maintenir en vie – ou non.

Dans ce conte engagé et sensible, au style soigné et délicat, Simonetta Greggio met en lumière des modes de vie dits primitifs souvent oubliés, voire dédaignés, et rappelle combien l’homme n’est que l’un des hôtes de cette Terre. La force du récit et la beauté de l’écriture vous emmèneront très loin …