Coups de cœur du rayon Sciences humaines et sociales

(histoire, économie, politique, philosophie, psychologie, sociologie…)

Juste après dresseuse d’ours – Les histoires brutes et non romancées d’une jeune médecin généraliste

par Jaddo

Résumé :
Petite, Jaddo voulait être dresseuse d’ours. Aujourd’hui elle est grande et médecin généraliste. Et des histoires drôles, surprenantes, cocasses, incongrues, elle en a à raconter !

Coup de cœur :
Jamais un médecin ne m’avait fait autant rire ! Jamais un médecin ne m’avait fait rire tout court d’ailleurs et c’est assez rare pour s’en réjouir ! Le quotidien des professionnels de la santé où l’absurdité n’a que trop souvent sa place.
Un humour féroce, percutant, salvateur !  

Dans les geôles de Sibérie

par Yoann Barbereau

C’est son histoire, sidérante, que raconte Yoann Barbereau. Il était directeur de l’Alliance Française à Irkoutsk, menait une vie intéressante et confortable. Mais l’arbitraire et le délire judiciaire Russe s’en mêlent. Au-delà de l’intérêt du témoignage, je dois dire que c’est un récit d’une grande qualité littéraire, comme un bon roman.

« La scène se joue non loin du lac Baïkal, où je vis, où j’aime, où j’ai la chance d’être aimé, à Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale. Des hommes cagoulés surgissent, c’est le matin. Ma fille crie. Elle a cinq ans. Je suis arrêté sous ses yeux, frappé ensuite avec science, interrogé, mais surtout frappé de ce mot ignominieux qu’il m’est pénible d’écrire : pédophilie. Sous les cagoules et dans l’ombre, des hommes veulent ma peau. Ils ont enclenché une mécanique de destruction, grossière et implacable, elle porte un nom, je le connais, le mot a été inventé par le KGB : Kompromat.
Dans les geôles de Sibérie, je tente de comprendre. Dans l’hôpital psychiatrique où je suis plus tard enfermé, je tente de comprendre. On me promet quinze années de camp à régime sévère. L’histoire de mes évasions peut commencer.
Nommer les personnages et les lieux importe peu. Je n’ai rien inventé. C’est un film, et ce n’en est pas un. C’est un roman, et ce n’en est pas un. Ce qui importe, c’est le moment de beauté où la littérature rend la vie plus intéressante que la littérature, ce qu’il faut, c’est l’attraper comme on attrape un poignard. La meute lancée à mes trousses craignait que tout finisse dans un livre. Le voilà. »

J’aurais pu devenir millionnaire j’ai choisi d’être vagabond

par Alexis Jenni

C’est une biographie, partielle et enthousiaste, du fascinant John Muir (1838-1914). Il fut l’un des premiers naturalistes modernes, militant de la protection de la nature. Né en Écosse, il est arrivé en Amérique à l’âge de 10 ans. Infatigable marcheur, il a toujours cherché le contact le plus simple et direct avec la nature. Avec une liberté et un dénuement qui semblent inatteignables, il a herborisé, décrit, protégé les vallées sauvages de la Californie où s’élevaient les séquoias géants. C’est un homme tout simplement extraordinaire, au sens premier. Avec lui vous découvrirez la beauté et la nécessaire « sauvagerie » de la création. Alexis Jenni nous donne envie de le lire. John Muir a beaucoup à nous apprendre et si vous voulez une bonne bouffée d’oxygène et de réflexion salutaire je vous conseille ce livre !

Les mots qui nous manquent

par Yolande Zauberman et Paulina Mikol Spiechowicz

Étonnant et poétique : un recueil  d’expressions étrangères n’ayant pas d’équivalent dans la langue française. Faisant passer des sentiments, des nuances  appartenant à toutes les géographies et permettant de sentir l’espace d’un instant ce que sentent les autres.

Deux exemples pour vous donner envie : « Magari » (de l’Italien) pour dire « cela serait trop beau »,

« Alistikana » (de l’Arabe) pour dire « Quand l’émotion fait mollir le cœur et les jambes, et que l’on y cède ».