Tous les articles par Stéphanie

Les filles bleues de l’été

par Mikella Nicol

Résumé :
Deux jeunes filles, Chloé et Clara, se réfugient dans la maison de leur enfance, au large de la ville. Elles ont un été, un seul, pour se reconstruire et se retrouver loin d’une civilisation qui les étouffe. Rendues à l’innocence d’un monde, sans règles et sans limites, elles vont guérir leurs blessures à coups de forêt, de lac, de feuilles, de feu, d’étoiles. Une amitié démesurée, fusionnelle, comme il ne peut en exister à l’âge adulte.
Dans une écriture gorgée de sève et de sensibilité, Mikella Nicol ravive les sentiments extrêmes de la jeunesse qui regrette l’absolu de l’adolescence. Du vertige du désir à celui de l’abandon, elle approfondit les moments les plus douloureux du passage à l’âge adulte.

Coup de cœur :
Un roman cours, vif et profond, hymne à la féminité et à l’innocence de la jeunesse. Un cri de détresse lancé par deux héroïnes meurtries et inoubliables l’une amoureuse écorchée et l’autre éreintée d’angoisses. Poétique et bouleversant.

C’est l’automne, petite oie !

par Elli Woollard

Résumé :
A la fin de l’été, tous les animaux s’affairent pour l’arrivée de l’automne, mais petite oie se sent bien inutile. Que faire quand l’automne est là ? Petite oie erre dans la nature et cherche la réponse à sa question, quand passe au-dessus d’elle une majestueuse formation d’oies en pleine migration… Sans plus attendre, elle s’envole alors avec ses semblables vers de chaudes et lointaines contrées.

Coup de cœur :
Un très bel album jeunesse, aux chaudes couleurs de l’automne, tendre, lumineux et inspirant, qui raconte comment une petite oie apprend à trouver sa place dans le monde et devenir soi même. Ce titre fait suite à C’est le printemps petit ours.

La petite menteuse

par Pascale Robert-Diard

 » Je veux être défendue par une femme « , a dit Lisa en se présentant à Alice Keridreux. Un face-à-face commence. Ni l’une, ni l’autre ne savent jusqu’où il va les mener.

Coup de cœur : Pascale Robert-Diard connait parfaitement les arcanes d’un prétoire et restitue avec beaucoup de talent cette histoire. Ce n’est pas un fait divers, c’est l’histoire d’une jeune fille de son époque, une femme en devenir.

Tenir sa langue

par Polina Panassenko

« Ce que je veux moi, c’est porter le prénom que j’ai reçu à la naissance. Sans le cacher, sans le maquiller, sans le modifier. Sans en avoir peur ». Elle est née Polina, en France elle devient Pauline. Quelques lettres et tout change. A son arrivée, enfant, à Saint-Etienne, au lendemain de la chute de l’URSS, elle se dédouble : Polina à la maison, Pauline à l’école. Vingt ans plus tard, elle vit à Montreuil.
Elle a rendez-vous au tribunal de Bobigny pour tenter de récupérer son prénom. Ce premier roman est construit autour d’une vie entre deux langues et deux pays. D’un côté, la Russie de l’enfance, celle de la datcha, de l’appartement communautaire où les générations se mélangent, celle des grands-parents inoubliables et de Tiotia Nina. De l’autre, la France, celle de la materneltchik, des mots qu’il faut conquérir et des Minikeums.
Drôle, tendre, frondeur, Tenir sa langue révèle une voix hors du commun.

Le Château des trompe-l’oeil

par Christophe Bigot

Résumé :
1837, baie du Mont Saint-Michel. Le jeune Baptiste Rivière est convoqué au château d’Escreuil pour s’y faire dicter les dernières volontés de la propriétaire des lieux. Mais à son arrivée, le personnel se ligue pour lui interdire l’accès à sa chambre : Langlois, diabolique intendant du domaine, le vieux Simon, qui semble plus qu’un ordinaire jardinier, et même Séverine, la femme de chambre dont Baptiste cherche pourtant à se faire une alliée.
Pourquoi la baronne d’Escreuil se cache-t-elle ? Qui est vraiment cette ancienne comédienne, veuve d’un aristocrate guillotiné sous la Terreur ? Bravant les mises en garde, Baptiste s’aventure dans les plus sombres recoins du domaine. Mais les apparences sont trompeuses, et en cherchant la baronne, c’est sa propre vérité que Baptiste va devoir affronter.
Christophe Bigot est professeur de lettres et écrivain. Son premier roman L’Archange et le procureur, paru chez Gallimard, a reçu cinq récompenses dont le Prix Mottart de l’Académie française. Ses romans explorent sa passion pour la révolution française et le XIXe siècle.

Coup de cœur :
Jouant sur les codes du conte gothique, du roman historique et du récit d’apprentissage pour mieux les subvertir, Le Château des trompe-l’œil offre une plongée vertigineuse et haletante dans les gouffres du passé et de l’âme humaine. Un roman d’ambiance, à dévorer au coin du feu !

Comme ça

par Claire Lebourg


Le jour de ta naissance, il faisait beau…comme ça.
Je t’ai serré dans mes bras et notre vie ensemble a démarré… comme ça. Avec tendresse et poésie, Claire Lebourg décrit l’arrivée et le quotidien d’un enfant, et ses répercussions sur les émotions de ses parents. Petites joies, moments d’inquiétudes ou de chagrin, gestes rituels, on découvre la vie de cette famille au fil de la journée, qu’ils soient réunis ou séparés… pour mieux se retrouver. À lire, relire et relire encore !

Willodeen

par Katherine Applegate

Résumé :
Moi, c’est Willodeen. J’ai onze ans et j’adore les animaux. Tous les animaux. Mes préférés, ce sont les brailleurs, même s’ils sont grognons et sentent très mauvais. Ils sont tellement fascinants ! Mais dans mon village, les brailleurs sont chassés et bientôt, il n’en restera plus aucun… Ici, les gens ne se soucient que des fredonnours, ces adorables petites créatures qui viennent nicher dans nos arbres et attirent les touristes.
Chaque année, pourtant, les fredonnours sont de moins en moins nombreux… Leur est-il arrivé quelque chose ? Comptez sur moi pour résoudre ce mystère !
Mais pour ça, j’aurai sûrement besoin d’aide. Et d’un peu de magie !

Coup de cœur :
Un très beau roman, tendre, imaginatif et touchant, qui mêle fable écologique, enquête, aventure,  amitié et une larme de magie.
Une merveilleuse lecture à dévorer dès 9 ans.

Zizi Cabane

par Bérengère Cournut

Résumé :
Odile a disparu, laissant derrière elle son mari Ferment et leurs trois enfants. Privés de la présence maternelle, Béguin, Chiffon et la jeune Zizi Cabane doivent trouver un nouvel équilibre. Mais rien ne se passe comme prévu dans la maison. Une source apparaît dans le sous-sol, et veut absolument rejoindre le ruisseau du jardin. Un drôle de vent rôde. Et tandis que tante Jeanne essaie de ramener un peu de raison là dedans, Marcel Tremble, faux grand-père surgi de nulle part, accompagne avec tendresse la folie de ces êtres abandonnés.
Que vont devenir les chagrins ? Sur quelles pentes vont-ils désormais rouler ?

Coup de cœur :
Bérengère Cournut réussit une nouvelle fois l’invraisemblable : mêler la poésie à la prose pour dire en souriant la douleur et associer le quotidien aux rêves.
Merveilleux roman aux accents onirique, Zizi cabane est une ode à l’enfance, à la nature et à la liberté. Une lecture fabuleuse !

La tristesse durera toujours

par Manu Larcenet

Résumé :
Dans ce dernier album l’auteur poursuit toujours sa recherche de l’inspiration. Mais de manière plus apaisée et plus linéaire, il met en scène sa découverte de la contemplation et son retour dans sa famille. Un mélange rare d’humour et de tendresse. Et un final surprenant et plein d’autodérision.

Coup de cœur :
Faire rimer humour et désarroi n’est pas à la portée de tous les poètes. Avec cet album drôle et émouvant, intelligent et percutant, dernier tome de la série , c’est pourtant l’exploit que réalise l’auteur.
Lisez, dévorez, offrez du Larcenet ! Tout ce qu’il fait est absolument génial !

Le livre bleu de Nebo

par Manon Steffan Ros

Résumé :
Journal intime où se mêlent les voix d’une mère et de son fils ayant fait l’expérience d’une étrange fin du monde. Dans leur petit village du pays de Galles, tout le monde, ou presque, semble avoir disparu. Sans électricité, les magasins pillés, il a fallu se débrouiller, réapprendre à vivre « à l’ancienne ». C’est dans cette simplicité et cette rudesse que Dylan, maintenant adolescent, s’est construit.
C’est son monde, il s’y sent bien. Mais une multitude de questions subsistent pour lui sur le temps d’avant dont sa mère, qui n’en est pas nostalgique, lui dit si peu. Alors il cherche des réponses dans les livres gallois, une langue que sa mère refuse de lui parler. Un récit bouleversant, parenthèse mi-tragique mi-enchantée.

Coup de cœur :
Un très beau roman, fort et bouleversant, où deux voix, celle du fils et celle de la mère, s’entremêlent pour conter leur vie d’après la fin du monde. Une vie rude et lumineuse à la fois, tapissée de mystères et de secrets. Dystopie intime, vécue au plus près par les deux « héros ».