La Sourcière

par Elise Fontenaille

Résumé :
Une nuit de lune rousse, au pays des volcans assoupis, Gallou la Brodeuse recueille une toute jeune fille sur le point d’accoucher. Au cœur de la forêt et au milieu des bêtes, elle enfantera Garance. Dans ce monde où la magie et la nature sont un rempart à la violence et l’ignorance, Garance deviendra la Sourcière. Admirée puis rejetée de tous à cause de ses étranges pouvoirs et de sa beauté époustouflante, la jeune fille va devenir la proie de celui que tout le monde craint : le Saigneur Guillaume… Mais comment lui échapper ? Comment résister à sa force et à son armée de Moines rouges ?

Coup de cœur :
Un magnifique roman de fantasy, conte cruel et merveilleux qui met à l’honneur des héroïnes libres, courageuses et un peu sorcières. Un très beau texte, court, puissant et littéraire. Une histoire envoutante dès 14/15 ans.

Les aventures extravagantes de Jean Jambecreuse, au pays de Barbe Bleue – Conte moral et édifiant tier livre

par Harry Bellet

Jean Jambecreuse, dont la vie est inspirée de celle du peintre Hans Holbein (1497-1543), a quitté Bâle pour Londres. Il s’emploie à cultiver le patronage des puissants, avec un objectif : travailler pour le roi d’Angleterre. Henri VIII est cultivé, polyglotte, fou de musique, grand constructeur de palais. Il a toutefois une obsession : engendrer un héritier mâle. Quitte à changer de femme si nécessaire : contre la volonté du pape, il divorce de la première, en fait décapiter deux, en répudie une autre, plus chanceuse…
Jambecreuse doit peindre leurs traits avant que leur tête ne tombe, et est envoyé sur le continent pour rapporter les effigies des possibles nouvelles fiancées… Tâche d’autant plus compliquée que les épouses potentielles du roi d’Angleterre sont l’objet d’intenses tractations diplomatiques : penchera-t-il vers Charles Quint, vers son ennemi le roi François Ier, ou du côté des princes allemands partisans de la réforme luthérienne ? Toujours traqué par le moine inquisiteur qui a juré sa perte, Jambecreuse poursuit ainsi sa carrière dans un monde en guerre, ouverte ou larvée, où les lansquenets minent et pillent Rome, où les armées turques de Soliman poursuivent leur conquête des marches de l’Europe.
Comme les deux premiers volets de la trilogie, cet ouvrage est savoureux et drôle. Rigoureusement documenté, il nous immerge dans l’Europe tumultueuse du XVIe siècle, où s’affrontent dans le sang les empires finissants et les nations naissantes.

Les jours

par Sylvain Ouillon

« Papa avait un copain, c’était Lénine. Il reste une photographie de Papa assis sur son vélo, sa casquette blanche, sa culotte de cycliste de dans l’temps, la fontaine des Innocents. Y a Lénine avec lui puis un autre qui était médecin et qui habitait rue Didot – un nom facile à dire mais je ne me souviens plus… Ils faisaient du vélo ensemble. Mais attention, tout le monde n’avait pas de vélo, fallait être riche pour avoir un vélo, hein ! C’est vrai que ça a bien changé ».
Ce premier roman grandiose commence vers 1830 dans un village de la Creuse et s’achève à Paris sur les rives de l’an 2000. Entre les deux, l’Histoire, les guerres, les amours, le grand fleuve impétueux des générations.

Tuer le fils

par Benoît Séverac

Un fils tue pour prouver à son père qu’il est un homme. Des années plus tard, lorsque le fils sort de prison, le père est assassiné. Hasard ou coïncidence ? Pour prouver à son père violent, qui le méprise depuis toujours, qu’il est un homme, un vrai, Matthieu commet un meurtre. Il prend quinze ans de prison. Au lendemain de sa libération, son père est assassiné et le coupable semble tout désigné. Mais aux yeux des enquêteurs, cela ne colle pas : pourquoi Matthieu sacrifierait-il encore sa liberté ? Entre virilité toxique, Odipe délétère, résilience, fiction et réalité, l’inspecteur Cérisol et son équipe vont devoir plonger dans les arcanes de cette terrible relation père-fils.
 » Chez Séverac, la chaleur humaine alterne avec la noirceur, et l’humour contraste avec la tragédie poignante de l’amour filial.  » Le Monde des Livres  » Un polar psychologique remarquable, addictif et terriblement humain.  » Le Parisien

Zébu Boy

par Aurélie Champagne

Madagascar, mars 1947. Fin de la Seconde Guerre mondiale, Ambila, guerrier à la beauté envoûtante, est de retour sur son île après avoir servi la France. Il n’a qu’une idée en tête, retrouver son père et son élevage de zébus. Mais le pays est en cours d’insurrection contre l’occupant français. Entre déflagrations et fuites en forêts, Ambila porte le fardeau de la survie et débute un voyage initiatique d’où naîtra l’espérance d’un peuple.

Aurélie Champagne, née en 1978, se rend à Madagascar à l’âge de 20 ans. A la recherche de ses origines et de son père absent, elle se passionne pour l’histoire du pays et ses événements de 1947, racontés sous diverses formes à son retour à Paris.
Zébu Boy, son premier roman, est l’aboutissement de ce travail. Prix Le Livre à Metz – Marguerite Puhl-Demange 2020 Prix Montluc – Résistance et liberté 2020 Prix Folies d’Encre 2019

Coup de cœur : une écriture puissante et imagée, une langue inventive, un héros attachant mais aux motivations ambivalentes, c’est un premier roman fort et dense. Un voyage envoûtant à Madagascar, loin des cartes postales.

Love Love Love Tome 1 – Album

par Kid Toussaint, Andrés Garrido

Résumé :
Si les robots peuvent tomber amoureux, c’est qu’ils ont une âme. Il n’est pourtant pas question dans ce monde futuriste de leur reconnaître une humanité. Exploités, ils sont maintenus par les humains sous le joug de l’obsolescence programmée qui les destine à la destruction, en empêchant toutes les mises à jour. Dans ce climat délétère, la guerre paraît inéluctable. Mais l’amour ne prévient pas et entre Elle, l’humaine, et Karel, le Cherish Bot, c’est le coup de foudre. Comment réussiront-ils à s’aimer ?

Coup de cœur :
Une dystopie palpitante à l’esthétique ronde et tendre, une fable sociale et un hymne à l’amour et à la tolérance (premier volume d’un triptyque).
Un vrai coup de foudre !

L’inconnu de la poste

par Florence Aubenas

Le village, c’est Montréal-la-Cluse. La victime, c’est Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau dans le bureau de poste où elle travaillait. Ce livre est donc l’histoire d’un crime. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes — tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l’enquête policière, L’Inconnu de la poste est le portrait d’une France que l’on aurait tort de dire ordinaire.
Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d’entre eux la dignité d’un destin.

Huit crimes parfaits

par Peter Swanson

Libraire spécialisé en roman policier, Malcolm Kershaw reçoit la visite surprise du FBI. L’agent Gwen Mulvey enquête sur deux affaires étranges : une série de meurtres qui rappelle un roman d’Agatha Christie, et un accident qui fait écho à un livre de James Cain. Elle espère donc que l’avis d’un expert du genre lui permettra d’interpréter correctement les (rares) indices à sa disposition. Et ce n’est pas tout : Malcolm, quinze ans plus tôt, a publié sur son blog une liste intitulée « Huit crimes parfaits », où figuraient ces deux intrigues.
Serait-il possible qu’un tueur s’en inspire aujourd’hui ? Très vite, l’angoissante certitude s’impose : le tueur rôde déjà à proximité. Malcolm commence à le voir partout, et sent un véritable noeud coulant se resserrer autour de son cou.

Vis-à-vis

par Peter Swanson

Illustratrice talentueuse mais psychologiquement fragile, Hen a enfin trouvé un équilibre dans sa vie. Elle déménage avec son mari dans une jolie petite ville proche de Boston et sympathise avec ses voisins, Mira et Matthew. Mais à l’occasion d’un dîner, Hen repère dans le bureau de Matthew un trophée sportif lié à un ancien meurtre non élucidé et qui l’a obsédée par le passé. Hen sait maintenant qui est le tueur.
Pire encore, elle comprend très vite que Matthew sait qu’elle sait. A moins que tout cela ne soit le symptôme d’un nouvel épisode psychotique… ou alors une simple coïncidence.